La correctionnalisation du viol, la négation d’un crime

Par   Azhour Schmitt Juriste  La correctionnalisation du viol, la négation d’un crime  EN FINIR AVEC LA CORRECTIONNALISATION DU VIOL   En France , il existe une classification tripartite des infractions pénales : les contraventions, les délits et les crimes. Les peines encourues sont fixées en fonction de la gravité des infractions. Les crimes étant les infractions les plus graves, les peines encourues sont les plus importantes Le viol est un crime définit par l’article 222-23 du Code pénal :« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol… »….

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Parents après l’inceste

Après avoir vécu l’ inceste, les victimes peuvent devenir « malade de la famille ». Dans ces conditions, comment dépasser les peurs et les angoisses qui resurgissent à l’idée de devenir parent à son tour ?

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Pas qu’aux autres…

Cela n’arrive pas qu’aux autres 

Selon le Conseil de l’Europe 1 enfant sur 5 en Europe est victime de violences sexuelles

« Les violences sexuelles à l’égard des enfants peuvent se manifester sous de nombreuses formes : inceste, pornographie, prostitution, traite, corruption, sollicitation par le biais d’Internet et agressions par les pairs. »

 

La victime ne connait pas son agresseur   1 fois sur 10 environ seulement.

Sensibilisez vos enfants  aux   dangers que représente l’anonymat sur les réseaux sociaux, tchat ou forum. N’hésitez pas à contrôler leurs activités sur internet.

Savoir  qu’un   fait partie de l’entourage de sa victime  8 à  9 fois sur 10  

 Prendre la mesure du problême c’est  commencer à combattre !

 

 

 

2015 – l’inceste dans le code pénal

L’Obs Le Plus Publié le 17-05-2015 à 15h54 – Modifié le 18-05-2015 à 07h26 Par Muriel Salmona Psychiatre   L’inceste est de retour dans le code pénal. Le 12 mai, l’Assemblée nationale a adopté un amendement à la proposition de loi sur la protection de l’enfance pour réintroduire ce crime dans la loi. Que cela va-t-il changer ? Pas énormément de choses, mais c’est tout de même une avancée, explique la psychiatre Muriel Salmona. Le 12 mai 2015, l’inscription de l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal a été adoptée par l’Assemblée nationale. L’article 22 de la proposition de loi sur…

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Gratuité des soins

Les soins consécutifs aux sévices sexuels subis dans l’enfance   sont pris en charge  sans participation financière de l’assuré(e) (article L 160-14-15° du code de la sécurité sociale) Les remboursements   concernent   les actes remboursables par l’Assurance Maladie. Afin de bénéficier de la prise en charge à 100%, un protocole de soins doit être rédigé par le médecin traitant. https://www.ameli.fr/sites/default/files/formualires/213/s3501.pdf  C’est le médecin conseil de l’Assurance Maladie qui, après concertation avec le médecin traitant, validera les différentes modalités de cette exonération.  Toutes les conséquences liées au traumatisme, y compris  les conséquences physiques sont concernées. Les consultations chez un psychologue libéral ,ne sont…

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Violences sexuelles pendant l’enfance : Comment aider son conjoint

Partager sa vie avec une personne victime d’une ou plusieurs  agressions sexuelles durant son enfance nécessite de la patience, de la compréhension et beaucoup d’écoute.

Les récentes études conduites par  L’UNICEF, L’OMS et    L’ASSOCIATION MEMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE      dressent un constat alarmant à propos de la reconnaissance et de la prise en charge insuffisantes des victimes de violences sexuelles, en particulier celles qui touchent les enfants. En France, près 81% des victimes avaient moins de 18 ans au moment des faits, 51% moins de 11 ans et 23%, moins de 6 ans.

Dans 94% des cas, les violences sont commises par des proches, et dans 52% des cas, par des membres de la famille. La victime est donc condamnée au silence et grandit en gardant le poids de ce secret. Or, « les violences sexuelles font partie des pires traumas, et la quasi-totalité des enfants victimes développeront des troubles psychotraumatiques », estiment les auteurs du rapport.

Les conséquences de ce type de traumatisme peuvent ressurgir à l’âge adulte, au sein d’une relation amoureuse. Dans ce cas, le(a) conjoint(e) peut se retrouver démunie, sans savoir quelle attitude adopter pour aider la personne qu’il aime à surmonter cette épreuve.

Que faire ?

S’armer d’une grande dose de compréhension, d’écoute et de patience peut sembler ne pas suffire, mais c’est un bon point de départ. Ne pas minimiser l’agression, soutenir la victime sans la diriger, être présent quand il a besoin de parler et être coopératif sur le plan sexuel, font partie des règles de base à appliquer

« La première réaction est très importante », explique Marie-Ange Le Boulaire, présidente de l’Association nationale pour la reconnaissance des victimes, « certaines personnes se sentent soulagées car la violence subie par l’autre explique souvent des comportements incompris auparavant, mais d’autres personnes réagissent parfois en culpabilisant la victime et en l’accusant de ne pas en avoir parlé plus tôt. » Une erreur à ne pas commettre, car le conjoint doit avoir un rôle de soutien, sans juger le partenaire.

Mais si ce soutien est essentiel,   « vous aiderez votre conjoint en vous concentrant autant sur vos propres besoins que pour les siens ». Respecter ses limites permet de préserver une relation équilibrée au sein du couple.

« La victime peut faire des crises face à la personne la plus proche d’elle et la prendre pour cible. Le conjoint doit prendre du recul, être honnête, ne pas se dire qu’on peut tout résoudre et, au contraire, l’orienter vers des professionnels de santé qui seront capable de l’aider », indique Marie-Ange Le Boulaire.

Des groupes de soutien pour partager son expérience

Entre autres, éviter d’assumer le rôle de la personne qui se charge de tout et savoir apprécier la relation pour ce qu’elle est, sans essayer de l’idéaliser, vous aidera à évoluer dans de bonnes conditions.

Vous  n’êtes pas la seule personne à vivre cette situation : « Assurez-vous d’avoir un appui à l’extérieur de votre relation. Cet appui peut prendre la forme d’un conseiller, d’un ami ou d’un groupe de soutien, ou des trois à la fois. »

L’association « Le monde à travers un regard » organise d’ailleurs un groupe de parole à Paris un samedi matin par mois *. Partager son expérience avec d’autres personnes qui traversent les mêmes épreuves et apprendre comment ils ont affronté et résolus leurs problèmes peut vous aider considérablement.

Votre conjoint peut s’en remettre

Si le processus de guérison peut durer plus ou moins longtemps, selon la personne et le type d’agression subie, c’est important de ne pas oublier que le conjoint peut s’en sortir. La communication que vous aurez établi avec votre partenaire permettra de bâtir une relation de confiance vous et d’affronter plus facilement toutes les épreuves futures.

Selon l’expérience de Marie-Ange Le Boulaire,  « s’il existait déjà un lien fort entre les deux personnes avant la révélation, surmonter cette épreuve renforcera probablement ce lien. Si, au contraire, le couple traversait déjà des crises, elle peut faire ressurgir des problèmes et le briser pour de bon. »  Chaque famille s’adapte à cette situation à sa façon. Si pour certains, le chemin est très long, pour d’autres, le déclic de la révélation est suffisant pour se débarrasser du poids de l’agression.

( De l’article de Santé Magazine du 02-03-2015)

* Voir les  autres  lieux des groupes de parole

Un guide à l’intention des hommes

À qui s’adresse ce livret? Si vous avez été agressé sexuellement quand vous étiez enfant, ce livret vous aidera à mieux comprendre les répercussions que peut avoir cette expérience sur votre vie actuelle.   Ce livret s’adresse aux milliers d’hommes qui ont été victimes de violence sexuelle au Canada alors qu’ils étaient enfants ou adolescents. Il s’adresse également aux personnes qui aident ces hommes à aborder chaque nouvelle journée avec courage : leur conjoint ou conjointe, leurs amis et leurs parents.        

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Pédocriminalité féminine

« Dans nos représentations sociales, il est impensable qu’une femme, et a fortiori une mère, abuse d’un enfant. La violence sexuelle ne peut être que du côté des hommes »

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Les états de stress post-traumatique

Par  Philippe Vergnes   Psychologue le 3 juillet 2013    ESPT – Etat de Stress Post-Traumatique  =   SSPT Syndrome de Stress Post-Traumatique Plusieurs types d’ESPT sont aujourd’hui différenciés. Suivant les catégorisations ils seront dits de type I, II (Lenore TERR) ou III (SOLOMON E.P. et HEIDE K.M.), ou selon une autre taxinomie, ils seront complétés par les adjectifs de simple (équivalent du type I de Lenore TERR) ou complexe (défini par Judith HERMAN et dont l’équivalent dans la précédente classification est un composé du traumatisme de type II et III). Les différents traumatismes ainsi définis peuvent être directs ou indirects en fonction du…

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Consentement, consentement, consentement : L’arme ANTI victime de viol

Ou comment le consentement de la victime est éclairé . Dans l’article la correctionnalisation, la négation d’un crime (le viol est-il toujours un crime) il était déjà question de cet accord, de la victime, qui serait le garde fou mis en place par le législateur. Inutile de rappeler que pour obtenir cet accord , le juge souvent appuyé par l’avocat de la victime fait peur  en attirant l’attention sur l’horrible Cour d’Assises qui serait justement horriblement difficile à supporter. Déjà le doute était permis, comment la victime traumatisée pouvait- elle donner un accord valable. Comment  résister aux conseils prodigués par…

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