Les micro-agressions forment le terreau des violences les plus abominables 

Camille Froidevaux-Metterie , philosophe féministe  Interview Olivia Elkaim Publié le 23/06/2026  Pour la philosophe Camille Froidevaux-Metterie, l’affaire Lyhanna met au jour le mécanisme central du patriarcat : la violence et la peur cantonnent les femmes et les enfants à leur condition de soumission et d’infériorité. Camille Froidevaux-Metterie est philosophe, autrice de nombreux livres, dont la Révolution du féminin (Gallimard, 2015) et Un corps à soi (Seuil, 2021) ; elle a récemment dirigé l’ouvrage collectif Théories féministes (Seuil, 2025). À partir d’une démarche phénoménologique, elle pense les dimensions incarnées de la vie des femmes dans une perspective de libération et de réappropriation. Vous avez écrit sur l’expérience vécue du corps…

Le consentement

Un·e Français·e sur cinq considère que “non” veut en réalité dire “oui” dans la situation où un homme tente d’avoir une relation sexuelle avec une femme. C’est ce que révélait une enquête réalisée par Ipsos et par l’association Mémoire traumatique et victimologie en 2015. FRANCE CULTURE DOCUMENTAIRES LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund Anita et Margaux avaient 14 ans. Elles ne voulaient vraiment pas avoir de rapport sexuel, enfin elles n’étaient pas sûres, mais elles ont pensé, ont cru, qu’il fallait le faire, essayer, peut-être. Elles racontent leur histoire.  

La culture du viol? qu’est ce que c’est?

  On m’a récemment mailée pour me demander ce qu’était exactement la culture du viol. Même si j’ai déjà beaucoup écrit sur le sujet, je me suis dit qu’il n’était pas inutile de faire un nouvel article en tentant de formuler au mieux et le plus précisément possible.   Beaucoup de gens qui entendent pour la première fois, l’expression « culture du viol » sont choqués pour 4 raisons : – Le mot culture est pour eux associé à des choses extrêmement positives ce que n’est évidemment pas le viol ; on pense par exemple au « ministère de la culture ». Bref il…

Emma explique la “culture du viol” en 30 dessins 

Raphaëlle Dormieu POSITIVR La dessinatrice Emma revient avec de nouvelles illustrations sur une problématique des plus actuelles : le consentement sexuel. De quoi réfléchir… La talentueuse Emma est de retour avec une nouvelle planche de dessins dédiés à un sujet on ne peut plus d’actualité : le consentement. En s’appuyant sur des anecdotes personnelles, l’illustratrice nous livre sa vision avisée d’une problématique sociétale particulièrement délicate. Pour ne plus légitimer ce qu’elle appelle la « culture du viol », Emma présente sa nouvelle BD intitulée « C’est pas bien, mais… ». Parce que les comportements déplacés non sollicités peuvent démarrer dès l’enfance, elle se remémore…

Le consentement sexuel expliqué par une tasse de thé

httpss://youtu.be/S-50iVx_yxU Pour contrer la culture du viol le consentement aux relations sexuelles  « Si vous êtes capable de comprendre quand quelqu’un ne veut pas de thé, pourquoi ne le comprendriez-vous pas quand ça s’applique au sexe ? »