Films, documentaires, vidéos


Si vous avez été victime de violences sexuelles et craignez d’être confronté.e à des reviviscences ne regardez pas ces films

STOP AU DENI – LES SANS VOIX

Réalisation : Catherine Zavlav et Cécile Nicouleaud

Bruno Solo, Fabienne Carat, Thierry Frémont, Tonya Kinzinger, Dominique Guillo, Audrey Looten, Michaël Lonsdale, Stéphanie Pasterkamp, Luc Barruet, Muriel Salmona, Oscar Sisto, Claude Unger, Bruno Delahaye, Nathalie Coualy, Alexandre Duguet, Edouard Durand, Nathalie Tordjeman, Faycal Azizi, Willy Da Flow

Lisent 20 témoignages de victimes et participent à la campagne de sensibilisation STOP AU DENI pour une prise en charge médicale et judiciaire des victimes de violences sexuelles.

source
httpss://stopaudeni.com/

Viols d’enfants : la fin du silence 

Un reportage télévisé  suivi d’une discussion, diffusé en 1999 sur France 3  dans l’émission Paroles d’enfants, réalisé par les journalistes Pascale Justice,Stéphane Taponier et Cécile Toulec. Présenté par Elise Lucet , le document enquête sur une affaire judiciaire classée sans suite à propos d’un potentiel réseau pédophile  à caractère sectaire. Fiche Wilipedia

Ce documentaire d’investigation visionnable dans sa totalité sur Youtube pendant plus de 15 ans ,est désormais censuré par l’Institut National de l’Audiovisuel .

il reste visible ici https://archive.org/details/hdviolsdenfantslafindusilencepareliselucet

Le fichier de la honte

Un documentaire de 90′ diffusé le 26 mai 2010 ,de karl Zéro et Serge Garde diffusé sur la chaine 13e Rue

En février 2000, Serge Garde  avait publié un article dans le journal l’Humanité à partir du fichier établi par la police néerlandaise. Il a coécrit un livre intitulé Livre de la honte avec Laurence Beneux, journaliste au Figaro.


“L’école en bateau”

Le Monde en Face France 5 un film documentaire réalisé par Laurent Esnault ancien pensionnaire de l’École en bateau et Réjane Varrod, 2014 .Il donne la parole à des parties civiles du procès et s’attache à comprendre l’omerta qui régna si longtemps sur les victimes ainsi que les ravages causés sur celles-ci par les actes pédophiles

“L’histoire d’un projet pédagogique qui a fait rêver bien des gamins en proposant une école différente à bord de bateaux sillonnant la Méditerranée. Partis des projets plein la tête, nombreux sont les enfants qui en sont revenus brisés à jamais. Les actes pédophiles don’t ils ont été victimes sont restés leur secret jusqu’à ce que l’un d’entre eux porte plainte, libérant la parole de bien d’autres. Une dizaine de victimes a saisi la justice. Laurent Esnault, le réalisateur de ce documentaire poignant, a lui aussi vécu le rêve brisé de “l’école en bateau”. Il a recueilli les témoignages de Marie, Jean-Baptiste, Fabien, Benoît, Ludovic et Baptiste. Sa proximité avec les faits a sans doute permis aux victimes de se livrer en confiance, insufflant beaucoup de force et d’émotion à son documentaire.” (Planète Plus Canada)

En mars 2013 s’est tenu aux Assises de Paris un procès hors norme. Après 19 années de procédure, le scandale de l’Ecole en bateau a enfin été jugé. 

fiche wikidedia

DOCUMENTAIRE COMPLET  ici https://rutube.ru/video/3c76f0fcedef61d304afaf11da338740/

débat france 5 après documentaire indisponible

par Pascale Robert-Diard(Blog Chroniques judiciaires) Publié le 07 mars 2013 Ecole en bateau : « Parents, où étiez-vous? »

L’analyse de la Dre Muriel Salmona 24 avril 2014

 “Il est urgent de sortir du déni face à la pédocriminalité sexuelle, Un documentaire nous y aide en donnant la parole aux victimes ” : «l’école en bateau : une enfance sabordée» 

Documentaire rediffusé par france 3 PACA en 2019 . Le débat.

Serge Garde concernant la pédocriminalité au Maroc en 2013

“Inceste : Familles empoisonnées”.

ARTE , un film de Fabrice Gardel et Juliette Armanet . 2010

Avec lassociation Le Monde à Travers un Regard

“Dans l’inceste, toute la famille est malade”

Enfant, Sandrine a subi un inceste. Elle témoigne ce soir sur Arte. Elle a créé une association d’aide aux victimes, Le Monde à Travers un Regard.

Quels sont les mécanismes de l’inceste? Sandrine Apers : C’est une toile d’araignée jetée sur l’enfant. Quand un adulte en qui il a confiance lui fait ça, il ne comprend pas. Il ne dit pas non. Ce n’est pas comme si un étranger l’agressait, il y a un lien affectif. L’enfant est sous emprise, seul, muré dans le silence. Il se sent complice… Et quand c’est arrivé une fois, que personne n’a rien dit, ça se reproduit forcément, de plus en plus fréquemment et il est de plus en plus difficile de dire non.

Comment le silence s’installe-t-il dans la famille? L’inceste, ce n’est pas juste l’agresseur et l’agressé. Toute la famille est malade. Personne ne veut voir. La première fois où mon oncle m’a touchée, mon père l’a surpris et l’a ramené violemment dans la maison. Mais c’est tout…

Comment cela s’arrête? Il y a plusieurs cas de figure. Certains agresseurs ne sont plus attirés par les corps qui se transforment. Moi, un jour, j’ai pris un couteau et j’ai dit stop à mon oncle. Mais il y a tant de cas où cela continue : des jeunes filles enceintes de leur père, des adultes encore sous domination…

Comment étiez-vous enfant et adolescente? J’avais la sensation d’être différente, mais je ne pensais pas tout le temps à ça. Je me sentais sale, pas intéressante. J’étais très timide et donc très seule. On a aussi l’impression d’être fou, que c’est notre comportement qui est anormal. A l’adolescence, on est encore plus renfermé. Les conséquences de ce mal-être sont multiples : anorexie, boulimie, tentatives de suicide…

A un moment, des victimes tombent dans le déni… Oui, on enfouit. Le temps passe et un jour, tout explose. ça peut être à n’importe quel moment. Souvent, les femmes victimes d’inceste vivent mal leur grossesse. Elles doutent de leurs capacité à être de bonnes mères, à pouvoir protéger leurs enfants.

En avez-vous parlé à vos enfants? Oui. J’ai abordé la question par le biais de livres et je leur ai dit que ça m’était arrivé. Ils ont posé beaucoup de questions. Ils ont eu du mal à comprendre pourquoi personne n’avait prévenu la police, pourquoi le coupable n’était pas en prison…

Procès : les victimes limitées par le temps… Les victimes mettent souvent trop longtemps avant de parler. Et il est trop tard pour porter plainte contre son agresseur. Le délai de prescription désigne la durée pendant laquelle il est encore possible d’intenter une action en justice. Selon la loi de 2004, toutes les victimes d’inceste nées après le 11 mars 1976 peuvent porter plainte contre leur agresseur 20 ans après leur majorité, c’est à dire jusqu’à l’âge de 38 ans*. Les personnes nées avant cette date et qui n’ont pas parlé n’ont plus la possibilité de le faire.

*NB: depuis 2018 la prescription est de 30 ans après la majorité, sous réserve que les faits ne soinet pas prescrits par une loi antérieure

Jérôme Nozet, le combat d’une vie

Documentaire de  Emmanuel Amara, Vincent Kelner et Julien Mignot

De 9 à 15 ans, Jérôme Nozet fut presque chaque jour la proie d’un pédophile – notable du coin dans l’Yonne et grand ami de la famille. Dans le plus grand silence. Avec le décès de sa mère, en 1994 – que l’enfant croyait être l’amante de son bourreau, comme ce dernier le lui laissait entendre -, les souvenirs enfouis des viols subis commencent à le vrillersans relâche. Il s’enfonce dans un mal-être ponctué de tentatives de suicide. Puis, fin 2002, vingt-deux ans après le début de son calvaire, il se décide à se rendre à gendarmerie et à « parler, pour la première fois ».

Jérôme Nozet a alors 31 ans, et ne sait pas qu’en vertu de la loi de l’époque sur la prescription, il ne peut porter plainte. Quelle que soit son incapacité à vivre et quels que soient les gamins que le pédophile continue ou non de détruire. Il a parlé trop tard. Trop tard pour que l’on reconnaisse son martyre, trop tard pour que le bourreau soit condamné… à moins que Jérôme Nozet ne retrouve d’autres victimes, plus jeunes que lui, prêtes à sortir du silence, et dont le cas ne soit pas prescrit…

S’IMPROVISER ENQUÊTEUR, VOIRE PROFILEUR

Pendant deux ans et demi, Emmanuel Amara, Vincent Kelner et Julien Mignot, les réalisateurs de Victimes d’un pédophile, le combat d’une vie – diffusé dans le cadre de « Hors Série » -, ont suivi Jérôme Nozet dans sa lutte acharnée pour que justice soit rendue. Car face à l’inertie de la gendarmerie, malgré les plaintes d’autres victimes retrouvées par Jérôme Nozet, ce dernier n’aura de cesse, une fois sorti du silence fin 2002, de mettre au jour les crimes commis par ce qui se révélera être un violeur en série. Pour cela, Jérôme Nozet va s’improviser enquêteur, voire profileur. Jusqu’à l’obsession. Ce que ce documentaire retrace.

En acceptant de faire l’objet de ce film, Jérôme Nozet pensait y faire surtout état de son activité actuelle : le travail qu’il mène via l’association Maryse Nozet – du nom de sa mère – contre les maltraitances sexuelles sur enfant. Les auteurs du documentaire, eux, ont fait le choix heureux de se centrer sur son histoire personnelle et judiciaire, pour qu’il reconstitue les sept années de survie où, seul et se sentant trahi par les institutions, il s’est battu pour que d’autres victimes aient droit à un procès… au final inattendu.

Toujours « célibataire sans enfant » en ce début 2010, encore soumis à des passes difficiles malgré « un gros travail de fond avec ma psy », Jérôme Nozet explique avoir « commencé à comprendre » qu’il n’était « pas coupable »

« Mon métier de journaliste est parfois ingrat, souvent mal payé, presque toujours déconsidéré, mais putain quand il fonctionne, qu’est-ce que cela fait du bien!

Auj, interview de deux victimes d’abus sexuels par un beau-frère/oncle. Et au détour de la discussion, la plus jeune m’explique qu’elle a vu un doc à la télé où pour la première fois, elle a entendu parler de la prescription. Et elle s’est dit: soit je parle maintenant au risque de faire exploser ma famille, soit je me tais à jamais au risque de me détruire… Elle a parlé. L’homme a été reconnu coupable et condamné à 12 ans.

Le doc télé qui a été le déclic, elle me le décrit et je comprends qu’il s’agit de celui que j’ai réalisé entre 2006 et 2009, diffusé début 2010.

Donc encore un immense merci à certains:
-Jérôme Nozet. Ton courage et ta parole ont été nécessaires et utiles.
-Vincent Kelner, Julien voigt et El Sqwal pour leur talent.
-à France 3 pour avoir soutenu ce film.

Nous n’avons pas empêché ces faits (trop tard), mais nous avons poussé 2 jeunes femmes à les dénoncer et à finir leur vie debout. A replacer la vérité à sa juste place. Et çà, çà fait un bien immense…

Mélodie et Delphine, vous m’épatez, continuez à vous battre. Vous êtes en vie et rien que pour çà, Il a perdu, il ne vous a pas détruites.

Julien Mignot,co-auteur du documentaire « Victimes d’un pédophile, le combat d’une vie ».

Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli

Documentaire de Flavie Flament 1-2 novembre 2017 France 5

En 2016, Flavie Flament raconte dans un livre l’agression sexuelle dont elle a été victime à l’âge de 13 ans par le célèbre photographe britannique David Hamilton, après 30 ans d’amnésie traumatique…

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