Une France empreinte de la culture du viol

Une récente enquête démontre à quel point le viol reste un crime minoré, voire banalisé, au sein de la société.  Par Catherine Mallaval et Virginie Ballet — 2 mars 2016 à 19:11 ÉDITO A quelques jours de la rituelle journée des droits des femmes – toujours le 8 mars -, voilà un sondage qui envoie dans l’atmosphère un écœurant parfum de clichés et d’idées erronées qu’on espérait enfin évaporé. Alors que le viol est reconnu par la loi comme un crime depuis plus de trente ans, qu’il mobilise contre lui sans relâche associations, plans gouvernementaux, campagnes, quatre Français sur dix estiment toujours que la responsabilité du…

Loi contre les violences sexistes et sexuelles : les associations dénoncent un « machine-arrière toute »

 18h04 , le 1 août 2018, modifié à 18h15 , le 1 août 2018 La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes, qui se disent déçues par le texte. C’est un texte qui fait l’unanimité chez les associations de droit de la femme et de l’enfant, mais contre lui. Le projet de loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » portée par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat de l’égalité entre les femmes et les hommes devrait être définitivement adopté mercredi soir. Après des mois de…

Danger en protection de l’enfance « faux souvenirs » « SAP »…

“Mme Laurence Rossignol a persévéré dans sa mission de protection des enfants et obtenu gain de cause quant à sa demande d’inscription d’une fiche sur le site du ministère de la justice.
En effet à sa question écrite n°02674 publiée dans le JO Sénat du 28/12/2017 page 4666 portant sur la demande de l’état de la diffusion d’instructions à l’attention des juges aux affaires familiales et de la magistrature visant à proscrire l’utilisation du syndrome d’aliénation parentale, la réponse du Ministère de la justice publiée dans le J.O. Sénat [4] : « une note d’information a été mise en ligne ..

Quand le viol n’est plus un crime

> Novembre 2017, page 8 Conséquence inattendue des restrictions budgétaires En France, de 60 à 80% des affaires de viol poursuivies ne sont pas examinées par les cours d’assises, où sont jugés les crimes, mais par les tribunaux correctionnels, comme des délits. Une pratique nécessaire pour lutter contre l’encombrement des assises, selon le ministère de la justice. Mais qui n’est pas sans incidence pour les victimes et pour le traitement de la récidive. En France, chaque année, 84 000 femmes et 14 000 hommes disent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol dans les enquêtes de victimation (1). Pourtant, les cours d’assises ne prononcent…

Vos droit à l’aide juridictionnelle, sans condition de ressources

: Vous avez été victime d’un crime particulièrement grave comme un viol, des actes de torture et de barbarie, des violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou un handicap permanent sur mineur de moins de 15 ans ou personne vulnérable. Vous bénéficiez du RSA ou de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Votre situation paraît particulièrement digne d’intérêt : concrètement, cette disposition permet au bureau d’aide juridictionnelle d’attribuer l’aide à des personnes dont les revenus dépassent de très peu les plafonds ou s’il apparaît injuste que vous ne puissiez pas vous défendre. Modification des conditions d’attribution  circulaire du  30…

81% des Français favorables à un âge minimum de consentement

L’opinion publique peut-elle s’inviter dans les débats sénatoriaux au sujet de la future loi «renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles» ? Alors que le texte doit être examiné ce mercredi par le Sénat, une étude de l’Ipsos (commandée par l’association Mémoire traumatique et victimologie) dévoile ce mardi «la position des Français» vis-à-vis de ce projet législatif piloté conjointement par la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Le hic : 81% des Français interrogés se sont déclarés favorables à un «seuil d’âge minimum de consentement» – mesure phare que le…

VIOL: des victimes qui dérangent

20 JUIL. 2018  PAR MARIE CLAUDE BARBIN  Qui voudrait s’identifier à une victime de viol ? Femme ou enfant, les tabous jouent contre elle, parce que l’idée même du viol est profondément dérangeante. L’inavouable exception Le viol est un crime contre l’humain. Véritable entreprise de déstructuration, il nie la victime, la réduit à un objet de jouissance inanimé – au sens littéral du terme : « sans âme ». Cet abus de pouvoir par la violence, par l’appropriation forcée du corps de l’autre, viole du même coup les lois élémentaires qui régissent les sociétés humaines. Comme tout crime, me dira-t-on… Non, car dans le cas d’un…