L’INCESTE, TRANSGRESSION DES LIMITES CORPORELLES ET PSYCHIQUES

Date: 26 novembre 2017Author: sporenda  INTERVIEW D’ISOLDE LA GRONDE Par Francine Sporenda Isolde La Gronde est une survivante de violences intrafamiliales par des assistants familiaux pédophiles et rescapée de la DDASS. Elle est l’auteur de « Matricule 1922RT78, mon combat contre la prescription » aux éditions « Lierre et Coudrier ». F.: Vous dites que l’inceste est d’abord un « viol de la pensée ». Pouvez-vous expliquer? I.L. : La justice gomme la dimension psychique de l’effraction lors d’une agression, et donc ses effets, notamment quand elle fait la distinction entre les attouchements et les viols ; alors que la confiance de l’enfant victime en son parent ou son proche est brisée de façon identique.

Obliger les médecins à signaler les suspicions de violences

Propos recueillis par Claire Chartier, publié le 06/01/2017  ( L’Express) En l’état actuel, les médecins – généralistes et spécialistes – soupçonnant des violences sexuelles sur leurs patients mineurs ont le choix de signaler ou non ces cas aux autorités judiciaires. Pourquoi faut-il selon vous rendre ce signalement obligatoire?  Cette formule présenterait un grand avantage pour les médecins confrontés à une situation dans laquelle ils doivent agir: leur démarche ne pourrait plus être contestée puisqu’elle serait exigée par la loi! Prenons quelques exemples. Lorsqu’un praticien fait le choix d’avertir le procureur, il peut se voir reprocher par la suite d’avoir posé telle ou…

CATHERINE BONNET LA PÉDOPSYCHIATRE QUI REFUSE DE SE TAIRE

Catherine Bonnet est une grande femme au regard gris bleu, aujourd’hui âgée de cinquante-cinq ans. Pendant près de quinze ans, elle a eu la cote. Invitée partout pour des conférences sur ses recherches, cette professionnelle de l’enfance maltraitée a même participé à des missions humanitaires en Croatie et au Rwanda afin de former des professionnels à l’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences. En 1995, elle a d’ailleurs rédigé un rapport pour l’ONU dénonçant ” le viol comme arme de guerre “. Puis soudain, en décembre 1998, la vie de Catherine Bonnet a basculé.