Lien entre fibromyalgie et violences sexuelles dans l’enfance

6 février 2019  par  Hana Levi Julian  – La nouvelle étude fait partie d’une collaboration en cours entre TAU, l’Université de Haïfa et le Centre médical Assaf Harofeh, qui étudie de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de traiter les victimes d’abus sexuels durant leur enfance. Il a été mené par le Professeur Shai Efrati de la Faculté de médecine Sackler de la TAU et de la Faculté de neuroscience Sagol et directeur du Centre de recherche et de recherche hyperbare Sagol du Centre médical Assaf Harofeh et publié en ligne dans Frontiers in Psychology le 14 décembre 2018. «Nous savons maintenant qu’un stress émotionnel sévère,…

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La preuve est libre en Droit Pénal

« Il semble utile de préciser qu’en matière pénale, « La preuve est libre », les enregistrements audios « clandestins » sont donc autorisés. Attention, il convient de distinguer la matière pénale, d’une part, et la matière civile, d’autre part. En matière civile, la notion de loyauté invite à ne produire que des enregistrements réalisés avec le consentement de l’auteur des propos. Une telle exigence a été affirmée avec force en droit du travail. Dans un arrêt de la Cour de Cassation, de principe, du 20 novembre 1991, N° 88-43120, rendu au visa de l’article 9 du Code Civil « Chacun a droit au respect de sa vie privée », la chambre sociale de…

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LE COMBAT DE JEAN-FRANÇOIS ROCHE

Chaleureux  merci  à Jean-François Roche , à  Mie Kohiyama ,à  l’association moiaussiamnésie   AFFAIRE PEYRARD: “JE VEUX QUE LA VÉRITÉ SORTE”. LE COMBAT DE JEAN-FRANÇOIS ROCHE, VICTIME DU PRÊTRE — Chères amies et chers amis, A deux jours du début du procès lundi à Lyon pour non dénonciation de crimes dans l’affaire Preynat de l’Archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, nous publions le témoignage essentiel et emblématique de Jean-François Roche, 61 ans, victime d’un autre prêtre, le père Régis Peyrard qui vient d’être jugé dans la Loire. Jean-François a été violé à l’âge de 13 ans par Peyrard en 1971….

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« La mort de mon père, quel bonheur ça a été »

Quotidien Le Télégramme 15-12-2018 Témoignage de Jessie membre  du  Groupe de Parole de Chateaulin avec Dimitri L’Hours journaliste         Point Info: « revictimisation  « :  «La revictimisation représente deux agressions (ou plus) par deux agresseurs différents à deux moments différents ».  (Turgeon 2004) « Victimisation secondaire » ,Il s’agit de réactions négatives envers la victime d’une agression de la part des personnes à qui elle parle de l’agression, se confie ou demande de l’aide.La victimisation secondaire peut provenir des proches de la victime, mais aussi parfois d’intervenantes du milieu de la santé, de la justice, des services sociaux, etc. (Turgeon 2004)  …

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Le corps n’oublie rien, surtout pas un traumatisme

Interview.- Le psychiatre américain et spécialiste du syndrome post-traumatique, Bessel van der Kolk donne les clés pour réparer le corps après un traumatisme, lorsque la connexion esprit-corps est rompue. «Je suis devenu ce que je suis aujourd’hui à l’âge de 12 ans, par un jour glacial et nuageux de 1975.» Le psychiatre américain Bessel van der Kolk a choisi une citation extraite du roman Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini pour commencer son livre Le corps n’oublie rien – Le cerveau, l’esprit, le corps dans la guérison du traumatisme (1). Car il est ainsi, le traumatisme. Il scinde la vie de la victime en deux,…

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« J’espérais que quelqu’un arrive »

Delphine *,  membre du groupe de Parole de Châteaulin « Je ne sais pas exactement à quel moment mon beau-père a commencé à abuser de moi. Vers 11 ou 12 ans, je crois, jusqu’à mes 14 ans. Ce sont des choses dont on ne veut pas se rappeler », expose Delphine. Elle qui n’a jamais connu son père biologique (« un homme alcoolique et violent ») redoute sans cesse de se trouver seule dans la même pièce que son beau-père. « Quand ça se passait, j’espérais que quelqu’un arrive. Parce que, parfois, il y avait du monde dans la maison. Toutes les occasions étaient bonnes…

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Conséquences sur la vie conjugale des victimes à l’âge adulte

Ce que  disent les patients Plusieurs années de pratique au centre SOS Enfants-ULB dans le domaine spécifique de la prise en charge, individuelle et de groupe, d’adultes victimes d’abus sexuels dans leur enfance, nous ont permis d’acquérir une expertise en matière de conséquences au long cours des maltraitances sexuelles sur les victimes. Des conséquences, plus ou moins sévères en fonction des cas, peuvent survenir dans tous les pans de la vie de l’enfant victime devenu adulte ; notamment sa vie affective et sexuelle. S’intéresser à l’impact du traumatisme sur la vie conjugale des victimes est un angle d’approche intéressant car c’est…

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La créativité réparatrice

Dans l’introduction de son livre Le Corps n’oublie rien, le psychiatre Bessel Van der Kolk écrit « Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie, pour être confronté au traumatisme. Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins. » Le traumatisme survient lorsque nous sommes confrontés à des situations accablantes qui dépassent notre capacité à faire face ou à traiter les émotions qu’elles génèrent. Habituellement, les souvenirs sont stockés dans ce qu’on appelle la mémoire déclarative (la mémoire des choses dont on a conscience de se souvenir, et que l’on peut…

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Pourquoi l’abus sexuel sur mineur est un abus de langage

TRIBUNE Par Jérôme Rousselle, avocat au Barreau de Paris — 4 décembre 2018 à 15:06 Pourquoi l’abus sexuel sur mineur est un abus de langage Photo Getty Images Parce que les victimes subissent rien de moins qu’une agression ou un viol, il est impropre d’utiliser encore ce mot minimisant d’«abus».  Pourquoi l’abus sexuel sur mineur est un abus de langage Tribune. Qu’il s’agisse des affaires judiciaires ou de la majorité des ouvrages sur le sujet, les infractions à caractère sexuel, lorsque des enfants en sont victimes, sont relatées, décrites et qualifiées au travers du terme impropre d’abus. Telle personne aura été «abusée» pendant son enfance,…

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Nous demandons l’imprescriptibilité

Par Collectif à l’initiative de https://moiaussiamnesie.fr/ Tribune. Nous avions 4 ans, 5 ans, 10 ans, 12 ans, voire, parfois, moins de 1 an… Nos petits cerveaux ont occulté l’horreur des viols ou des agressions sexuelles. Parfois pour des dizaines d’années à cause d’une amnésie traumatique. D’autres se sont protégés par le déni, se sont tus par terreur, impuissance, honte, culpabilité, souvent reclus dans un huis clos familial étouffant où évoluaient nos agresseurs, père, mère, grand-père, grand-mère, oncles, tantes… incestueux tout-puissants. Les années ont passé. Nous sommes devenus des adolescents à part et en souffrance. Certains se sont privés de nourriture ou…

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