Parents après l’inceste

En passant

 Être parent….après l’inceste

Après avoir vécu l’ inceste, les victimes peuvent devenir « malade de la famille ». Dans ces conditions, comment dépasser les peurs et les angoisses qui resurgissent à l’idée de devenir parent à son tour ?

A la suite de nos groupes de parole thématiques « être parent après l’inceste » il apparaît que  de nombreuses souffrances ont été mises à jour par les victimes. Ce fut l’un des thèmes abordé les plus douloureux. Il nous est parut évident qu’il fallait rassembler victimes, professionnels et citoyens pour lever le voile sur ce sujet ignoré.

 

Neuf fois sur dix la famille incestueuse exclut la victime qui révèle l’inceste, au profit de la cohésion familiale. La victime rejetée, vue comme une menteuse ou une folle préfère donc bien souvent par la suite se taire et va tout faire pour « oublier ».

L’inceste peut débuter dès la naissance d’un enfant et continuer jusqu’à l’âge adulte. Il se caractérise également par une emprise psychologique familiale très forte.

Ce peut être

  • un viol (tout acte de pénétration du corps),
  • une agression sexuelle (consistant à imposer un toucher sur le corps de l’enfant avec son propre corps à des fins de satisfaction sexuelle.)
  • L’inceste peut aussi être « moral » : faire l’amour devant son enfant, parader nu, tenir des propos à caractère sexuels, visionner des films pornographiques avec son enfant.
  • Sous une autre forme, le « nursing pathologique », sous couvert d’actes d’hygiène ou de soins, l’agresseur assouvit ses pulsions en pratiquant des toilettes vulvaires trop fréquentes, des décalottages à répétition, des prises de la température inutile plusieurs fois par jour, des lavements, et ce, jusqu’à un âge avancé de l’enfant. Une mère ou une grand-mère est capable d’agresser un enfant au même titre qu’un homme.

Plus insidieusement, l’inceste inverse les rôles : l’enfant devient le parent du parent, crée la peur et place la victime dans une constante insécurité. L’acte en lui-même provoque une sidération et une dissociation (phénomène de se couper en deux : sortir de soi même) pour survivre à l’insupportable.

 

Attendre un enfant est en principe source de bonheur. Comment expliquer à son entourage, à son médecin, à soi même que le fait d’avoir un petit être dans le ventre peut être une source de souffrance intense au point d’être plongée dans une panique totale ? Comment faire comprendre la sensation d’avoir été cristallisé au stade enfantin jusqu’à se sentir incapable de devenir mère. De s’occuper d’un enfant et aussi de le protéger alors qu’on ne se sent pas adulte ?

Toutes ces questions, ces peurs, sont récurrentes pour les futurs mères ou pères anciennes victimes.

Trois catégories d’angoisses ressortent presque systématiquement :

  1. celle de ne pas être « capable »,
  2. celle de ne pas savoir protéger son enfant des autres
  3. et surtout, celle de reproduire l’inceste. Cette dernière peur, en particulier, est un message social (« qui a été agressé agressera ») renvoyé régulièrement à la victime. Injuste et surtout sans aucun fondement scientifique, ce mythe provoque des dégâts.

Donner la vie en portant un enfant dans son corps réveille un tas de questions et de craintes : devenir mère ou non, choisir un père pour le bébé ou le faire seule ? Certaines victimes ont perdu leur identité sexuelle, ont été profondément maltraitées physiquement et psychologiquement, rabaissées, niées dans leur corps, dans leur existence propre, en perpétuelle demande d’affection, d’amour, et de protection.

pregnancy-792742_640Comment, avec tous ces bagages, devenir parent ?

 

Reproduire ou ne surtout pas faire comme « eux » ? Rompre le lien familial définitivement, le réparer, le construire, le perpétuer ? Certains se lancent dans l’aventure, sans toujours le décider, et d’autres refusent catégoriquement.

Certaines victimes décident de faire un enfant car cela leur donne enfin une raison de vivre, avoir un bébé . Cela permet aussi parfois d’entamer une thérapie car ces parents veulent plus que tout être de bons parents.

D’autres aimeraient créer leur propre famille et effacer celle qui leur a fait tant de mal. Le futur sexe du bébé a une importance primordiale : une majorité ne veut surtout pas de fille.  Enfin il leur parait encore plus impossible de s’en occuper si c’est un garçon.

D’autres y revoient parfois leur agresseur face au sexe du petit garçon tandis que ils sont en train de changer sa couche ou en lui donnant le bain. Vous l’aurez compris, les problèmes et particulièrement les conséquences sont donc multiples à ce moment clé de la vie des victimes:

  • fausses couches, IVG (parfois très nombreuses),
  • dépression,
  • tentative de suicide,
  • l’accouchement est souvent vécu dans la souffrance (parfois même comme un viol selon les victimes),
  • l’impossibilité d’allaiter,
  • le rejet du bébé,
  • l’hypervigilance envers l’entourage,
  • les difficultés d’exprimer de l’amour à son enfant,
  • les dénis de grossesse,
  • les accouchements sous X,
  • pensées d’infanticide

En conclusion:

Les victimes d’inceste, ces enfants violentés devenus parents, sont sujettes à de terribles angoisses qui les font culpabiliser. La honte, la culpabilité et la peur de reproduire ligotent donc les victimes dans le silence. Probablement cela les confortent parfois dans le fait qu’elles sont de mauvais parents. Avoir conscience de ses propres angoisses est sain, même si c’est douloureux à vivre.

Le fait de se poser des questions signifie que l’on va pouvoir enfin travailler sur ses comportements irrationnels, et aller vers le chemin de la compréhension, voire de la guérison. Reste à offrir des formations solides aux professionnels de la santé et à libérer la parole des victimes afin de  tenter d’enrayer cette douleur qui devrait être un bonheur.

 

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Pour moi c’était impensable, ce n’était pas du tout incroyable

Je suis aussi mère de 2 fils qui ont été agressés dans des situations qui étaient différentes parce qu’au moment des révélations, quand ils avaient 28 et 24 ans, j’ai donc découvert ça une nuit et il y en avait un, on s’est renseigné presque tout de suite, l’aîné était prescrit et le cadet n’était pas prescrit mais pas prêt à porter plainte et mon fils aîné m’a expliqué qu’il savait que j’étais au courant, qu’il en était sûr parce que j’étais dans la pièce à côté quand il l’avait dit à son père.

Le problème c’est que j’étais dans la pièce à côté mais à l’étage du dessous entrain de faire la cuisine pour 15 personnes et mon mari ne m’en a jamais parlé, il ne s’est jamais une fois brusquement retourné vers moi en me disant « mais tu te rends compte ce qu’il a fait mon frère ?! » par contre il a dit à son fils « tu n’auras qu’à te débrouiller s’il recommence… »

L’année d’après, j’ai retrouvé l’oncle entrain de masser mon fils sur les épaules, ils étaient tous les deux habillés mais mon fils visiblement pleurait, ça ne lui plaisait pas du tout, j’ai pris le frère de mon mari et je l’ai foutu dehors… alors au moment des révélations, mon fils m’a dit « tu le savais ! », je lui ai dit « non ! », il me dit « papa m’a aidé mais pas toi » une thérapeute m’a dit « vous êtes une mère abandonnique, ça fait 20 ans que ça s’est produit, vous ne lui avez rien dit, c’est normal qu’il vous en veuille » ce qui veut dire que je serais classée dans les « complice silencieux et passif » ce qui me fait quand même beaucoup de mal. Au moment des révélations mon fils cadet m’a dit « tu sais maman, c’est normal que tu n’aies rien su, j’ai tout fait pour que tu ne le saches pas », or, au moment où mon fils m’en a parlé pour la première fois, je lui ai dit « je vais aller parler à ton oncle dès demain » et c’est lui qui m’en a empêchée. Mon fils aîné est sorti du déni à 36 ans, l’été dernier, et il y a peu de temps encore il est venu me voir en me disant « maman, je veux te faire avouer que tu savais », il m’a dit « tu savais bien que s’il me massait c’était sexuel ! » et je lui ai dit « à l’époque non ! Maintenant peut-être oui, mais à l’époque non !», il me dit « en tout cas ce que je veux que tu me dise c’est que tu n’as rien fait après », « effectivement, je n’ai pas tiré de conclusion », alors il m’a dit « maman, ça m’a apaisé ce que tu me dis là» mais moi, j’en ai encore plus les boules !

Je ne peux pas pardonner à un agresseur qui me fausse ma relation avec mon fils à ce point là, avec mon fils aîné, j’ai réussi à rétablir une relation excellente avec mon fils cadet, ok, mais quand je sais que l’agresseur encore la semaine dernière disait encore « oui, pour ce qui est prescrit j’ai fait « ça » mais non pour ce qui n’est pas prescrit » comment voulez-vous que je lui pardonne ? Il a faussé mon couple parce que je me suis même boxée avec mon mari pour ce qu’il n’a pas fait, il a faussé mes relations avec mes enfants, il m’a démolie moi aussi : ça m’est quand même arrivé de me mettre à boire la nuit, etc. parce que je ne voyais pas comment on pouvait s’en sortir, j’étais complètement impuissante. Il avait quand même un entourage silencieux, complice et passif : sa femme et ses 3 gosses. Récemment, mon fils m’a dit « mais enfin, ce n’est pas leur faute aux enfants, ce sont des victimes eux aussi », je lui ai dit « mais attends, ils ont reconnu devant ton père et devant la police ils ont menti, est ce qu’on peut leur pardonner ? Non, on ne peut pas pardonner. » Et c’est vrai que c’est une force parce que la haine ça oui, j’en ai encore, ce n’est pas digéré. Je suis quand même assez fière de ce que j’ai fait pour mon fils cadet, il voulait abandonner son procès, je lui ai quand même trouvé 2 avocats, j’ai fait tout ce qu’il fallait et il a réussi c’est quand même aussi parce que j’ai aussi réussi à ce que mon mari se porte partie civile, le fait que les parents se portent partie civile au côté d’un enfant adulte ça a beaucoup impressionné le juge d’instruction, j’estime que s’il a gagné son procès c’est assez grâce à moi et j’en suis fière, de ce côté-là est ce qu’on peut dire que ça m’aide à me pardonner ? Oui, peut-être.

Pour moi c’était impensable mais ce n’était pas du tout incroyable parce que dès que dès qu’ils m’en ont parlé j’ai immédiatement compris et j’ai fait 4 pages au juge d’instruction sur tous les symptômes que j’avais vu en me creusant la tête pendant des années, toutes les nuits, pour savoir pourquoi. C’était de l’impensable pour moi effectivement mais pas de l’incroyable. Je veux ajouter que j’avais emmené mes fils chez des médecins, chez des psychologues, mon fils aîné a eu plus d’un an de thérapie quand il avait 9 ans et que jamais, jamais, jamais aucun professionnel nous a dit ce qu’il pouvait s’être passé, ni même posé une question, jamais.

Témoignage extrait du groupe de parole de l’association Le Monde à Travers un Regard « le pardon »

Etre victime, anorexique et maman

J’ai très tôt eu le désir d’avoir des enfants. Avoir un petit être que je pourrais aimer, et un petit être qui m’aimerais juste parce que je suis sa maman. J’ai rencontré mon mari en 2000, nous nous sommes mis en ménage très vite. Nous avons désiré des enfants très vite. Six mois après notre rencontre, nous décidions que j’arrête la pilule. Mais l’attente à été longue. Bien avant que j’arrête la pilule je présentait ma crainte à mon mari. Je pressentais que le fruit de notre amour ne viendrais pas aussi facilement que les autres couples de notre entourage. Au bout d’un an, nous avons commencer à nous inquiéter. Nous avons consulté, nous avons entrepris des traitements multiples…..

La grossesse je crois c’est bien passé. Je n’ai pas eu de crainte spécial. Je n’ai pas eu le temps de craindre….Le bébé ne grandissait pas bien dans mon ventre, j’avais attrapé un virus, et ce virus était au centre de ma grossesse. Enceinte je suis heureuse, je me sens bien, je ne pense a rien d’autre qu’a ce bébé qui pousse en moi. Je ne vis pas que pour moi, mais je vis pour deux. Et ma première fille arriva en 2004. Sa naissance a bouleversé ma vie. Comme beaucoup de mamans je présume, mais moi c’était autre chose. Des craintes extrêmes me sont apparus. J’étais encore dans le déni, je ne compris pas vraiment se qu’il se passait en moi. Mes troubles touchaient seulement l’approche des autres envers mon bébé. Je refusais catégoriquement que qui que ce soit touche mon bébé. Je refusais qu’on la prenne dans les bras. Juste moi et mon mari après grande négociation. Je ne lâchais plus ce jolie bébé que j’aimais tant. Je ressentais une douleur à chaque fois que quelqu’un prenais mon enfant dans les bras. Je souffrais tellement qu’un mois après on décide de déménager. Nous vivions à Toulouse, et nous sommes repartie en régions parisienne. J’avais besoin de m’isoler loin de la famille de mon mari qui était à mon goût beaucoup trop étouffante et me rapprocher de ma mère.

J’ai allaitée ma fille pendant un an. La petite à dormit avec nous dés son premier jour. J’avais besoin de la sentir prés de moi, je n’étais rassurée que si elle était auprès de moi. J’ai créer avec ma fille une relation très fusionnelle, beaucoup trop. Mais j’avais besoin de cette relation. Je croyais la protéger mais je savais pas de quoi je voulais la protéger. J’ai aussi rencontré un autre problème. Je confond l’autorité et l’abus d’autorité. Ce qui n’est pas un mince souci dans l’éducation d’un enfant. Je ne supportais pas de la frustrer. De nombreuses disputes avec mon mari sur ce sujet, ma fait deviner que quelque chose ne collais pas .

Je suis sorti du déni dans la deuxième année de  ma fille. Cela à été un moment de sa vie qui je pense à été la pire autant pour elle que pour nous. J’ai fait de nombreuses tentatives de suicide dont une qui m’a valu trois semaines d’hospitalisations. Aujourd’hui elle a 5ans et dors toujours avec nous. J’ai toujours été et je suis toujours son doudou vivant. Elle est en thérapie depuis deux ans. C’est une petite fille intelligente, qui a la parole facile. Suite à mon problème d’autorité elle avait de grave troubles du comportement. On ne savait plus qui était la mère et qui était l’enfant. Ma fille prenais mon rôle en voulant me protéger de toutes mes souffrances. Je disais toujours que je ne métrais jamais ma fille à l’école, heureusement ma thérapie m’a fait avancer la dessus aussi . Les deux première années de sa scolarité à été une catastrophe, elle refusait d’aller à l’école , elle ne s’imaginait pas me laisser seule et moi croyant que la meilleur chose était de la garder avec moi. Cette année l’école c’est passé comme nous le rêvions. Que du bonheur. Tous ça est derrière nous. Le seul bémol actuellement avec ma petite puce c’est qu’elle dort toujours avec moi. Elle a toujours de grosses angoisses de séparation, mais elle avance en même temps que moi j’avance.

Pour ma deuxième fille c’est moi qui la voulais plus que tout. En revenant de mon hospitalisation, après ce choc terrible, j’eus besoin de tomber enceinte, nous avons donc fait une insémination, même si le papa n’était pas très pour cette grossesse. Il pensait que c’était bien trop tôt. Mais moi je le voulais plus que tout. L’insémination à mon grand bonheur à fonctionner dés le premier coup. Je suis tombé enceinte avec mes 44 kg . J’ai vécu ma grossesse comme la première, à me concentrer seulement sur ce petit bou qui poussais en moi. Je savais que j’allais encore avoir une fille, je le pressentais. Pour cette grossesse, l’anorexie était bien présente, je n’ai pris que 4kg. Au fil de ma grossesse j’avançais avec ma thérapie pour ne pas créer une deuxième relation trop fusionnelle. Pour la grossesse j’avais arrêter tout traitement et la cigarette. Je n’avais qu’un tout petit anxiolytique en cas de grosse crise d’angoisse. Ma deuxième fille est née en décembre 2006. Un vrai bonheur que je ne saurais expliqué. Je n’ai pas pu allaiter cette petite puce qui à été très malade à huit jours et qui c’est fait hospitalisé deux semaines. Lors de son hospitalisation, je suis rester à son chevet 24h sur 24. Je refusais de sortir et de la laisser seule au mains de n’importe qui. J’ai très mal vécu de ne pas pouvoir allaiter ce bébé. C’était mon rôle de maman et je culpabilisais beaucoup. Ma deuxième fille a dormis tout de suite dans son lit. Jusqu’à ces dix huit mois ça se passait très bien. Mais un jour, à la fête des mères de 2008 ma grande décide de me faire un beau cadeau et réussi a dormir seule dans son lit. J’étais super fière même si moi je le vivais mal. Les filles donc dormaient dans la même chambre. La plus petite supportais mal « l’intrusion de sa sœur » dans la chambre. Elle nous fi un mois de nuit blanche jusqu’à ce que je craque et que je la prenne à son tour dans notre lit. Mais la grande n’avais pas dit son dernier mot et voyant sa sœur dormir avec nous, nous avons fini à quatre dans le lit. Actuellement les filles dorment toujours avec nous. Bien sur je sais que ce n’est pas une solution et je souhaite de tout mon cœur que chacun d’entre nous trouve sa place.

Être Maman après l’inceste n’est pas une mince affaire. C’est difficile d’éduquer un enfant quand moi même je n’ai pas eu d’enfance. Je ne veux que leur bonheur, ça c’est une chose. Mais ce que j’ai appris c’est que le bonheur n’est pas en leur faisant que plaisir. Ils ont besoins de limites, mais les limites me font peur. Et surtout mes limites sont perturbés. Dans mon enfance les limites n’étaient pas mise à bon escient. Je suis prise de beaucoup de culpabilité dans ce parcourt de maman. J’ai une thérapie qui m’aide à poser des limites, les bonnes limites où il faut. Je suis prise d’angoisse au moindre bonhomme qui rôde autour de l’école, de peur qu’on m’enlève ma fille. Je suis en permanence obliger de prendre sur moi pour pouvoir sortir mes enfants, que ce soit dans le parc en bas de chez moi, ou que je doive prendre les transport en communs.

Aujourd’hui nous voulons un troisième enfant, ça fait un an que nous faisons des traitements. Déjà trois inséminations à ce jour sans succès. La dernière à fonctionner mais malheureusement, le bébé n’a pas tenu. Je ne pèse que 41 kg, j’ai beaucoup de trouble, des trouble de l’humeur et de comportement. Mais j’apprends petit à petit a vivre avec , en fonction de ma famille. Mes enfants sont ma force ! Que serais je sans leur amour? Sans ces petits êtres que j’aime de tout mon cœur ? Ce que je sais c’est que leur existence m’a fait prendre conscience de beaucoup de chose et que grâce à cela j’avance à grand pas.