Loi contre les violences sexistes et sexuelles : les associations dénoncent un « machine-arrière toute »

 18h04 , le 1 août 2018, modifié à 18h15 , le 1 août 2018 La dernière version de la loi contre les violences sexistes et sexuelles devrait être adoptée mercredi au grand dam des associations de défense de victimes, qui se disent déçues par le texte. C’est un texte qui fait l’unanimité chez les associations de droit de la femme et de l’enfant, mais contre lui. Le projet de loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » portée par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat de l’égalité entre les femmes et les hommes devrait être définitivement adopté mercredi soir. Après des mois de…

Lire la suite

Quand le viol n’est plus un crime

> Novembre 2017, page 8 Conséquence inattendue des restrictions budgétaires En France, de 60 à 80% des affaires de viol poursuivies ne sont pas examinées par les cours d’assises, où sont jugés les crimes, mais par les tribunaux correctionnels, comme des délits. Une pratique nécessaire pour lutter contre l’encombrement des assises, selon le ministère de la justice. Mais qui n’est pas sans incidence pour les victimes et pour le traitement de la récidive. En France, chaque année, 84 000 femmes et 14 000 hommes disent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol dans les enquêtes de victimation (1). Pourtant, les cours d’assises ne prononcent…

Lire la suite

VIOL: des victimes qui dérangent

20 JUIL. 2018  PAR MARIE CLAUDE BARBIN  Qui voudrait s’identifier à une victime de viol ? Femme ou enfant, les tabous jouent contre elle, parce que l’idée même du viol est profondément dérangeante. L’inavouable exception Le viol est un crime contre l’humain. Véritable entreprise de déstructuration, il nie la victime, la réduit à un objet de jouissance inanimé – au sens littéral du terme : « sans âme ». Cet abus de pouvoir par la violence, par l’appropriation forcée du corps de l’autre, viole du même coup les lois élémentaires qui régissent les sociétés humaines. Comme tout crime, me dira-t-on… Non, car dans le cas d’un…

Lire la suite

Obliger les médecins à signaler les suspicions de violences

Propos recueillis par Claire Chartier, publié le 06/01/2017  ( L’Express) En l’état actuel, les médecins – généralistes et spécialistes – soupçonnant des violences sexuelles sur leurs patients mineurs ont le choix de signaler ou non ces cas aux autorités judiciaires. Pourquoi faut-il selon vous rendre ce signalement obligatoire?  Cette formule présenterait un grand avantage pour les médecins confrontés à une situation dans laquelle ils doivent agir: leur démarche ne pourrait plus être contestée puisqu’elle serait exigée par la loi! Prenons quelques exemples. Lorsqu’un praticien fait le choix d’avertir le procureur, il peut se voir reprocher par la suite d’avoir posé telle ou…

Lire la suite

CATHERINE BONNET LA PÉDOPSYCHIATRE QUI REFUSE DE SE TAIRE

Parole Mercredi, 22 Mars, 2000 Après avoir signalé des cas d’agressions sexuelles présumées, ce médecin spécialiste de l’enfance maltraitée a vu sa carrière professionnelle brisée. Parcours d’une femme qui ne baisse pas les bras. Catherine Bonnet est une grande femme au regard gris bleu, aujourd’hui âgée de cinquante-cinq ans. Pendant près de quinze ans, elle a eu la cote. Invitée partout pour des conférences sur ses recherches, cette professionnelle de l’enfance maltraitée a même participé à des missions humanitaires en Croatie et au Rwanda afin de former des professionnels à l’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences. En…

Lire la suite