Nuits d’orage

Je me couche comme chaque soir
Dans ces draps abandonnés
Les foudres éclairent la nuit noire
Ma peine s’en vient me retrouver

J’ouvre mes volets de bois
Et allume une bougie
A quoi bon garder la foi
Quand le dernier des rêves a fui?

Et les gouttes sur ma fenêtre
Coulent ici comme sur mes joues
De vaines larmes qui s’entêtent
Au milieu de ces nuits floues

Je m’adonne à l’Insomnie
Et allume un brin d’encens
L’hypnose de fumées s’ensuit
Il pleut sur ma vie tout l’temps.

Minuit sonne la Cloquante
Dans la vitre lacérée
Je m’entaille et je contemple
Le reflet de ma vie brisée.

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